Mais que fera donc Monsieur Poniatowski après les élections régionales?
La première est qu’Axel Poniatowski sera élu conseiller régional. Malgré toute l’ambition que je nourris pour la liste menée par Ali Soumaré, Elvira Jaouen et Emmanuel Maurel notamment, je ne peux pas imaginer que l’UMP soit privée (c’est une union, donc féminine) d’au moins un élu.
Le déjà député-maire-président de communauté de commune ajoutera donc une 4ème casquette sur sa blanche crinière. Vous me direz que c’est déjà 4 de plus que l’ancien premier ministre avec lequel il partage une capilosité flamboyante, Dominique de Villepin, et vous n’aurez pas tord.
La deuxième est que Monsieur Poniatowski devra légalement abandonner un mandat. Bien que cela crève le coeur de tout militant UMP fier de porter dans l’hémicyle régional une telle compétence, je suis près à parier une casquette « Parti Socialiste » que le maire de l’Isle Adam laissera la main à sa suivante à la région. Comme dit l’adage latin (attention minute culturelle)
« Dura lex, sed lex » [La loi est dure mais c'est la loi]
Car que dit la loi ? Et bien la loi organique n° 2000-294 relative aux incompatibilités entre mandats électoraux, votée le 5 avril 2000, introduit dans le code électoral (à l’article LO 141) la disposition suivante [Note pour les non juristes, la loi dispose, le contrat stipule - c'est pour le cas où vous seriez tenté(e) de participer à question pour un champion, ça peut toujours servir]
Le mandat de député est incompatible avec l’exercice de plus d’un des mandats énumérés ci-après : conseiller régional, conseiller à l’assemblée de Corse, conseiller général, conseiller de Paris, conseiller municipal d’une commune d’au moins 3 500 habitants
Donc, maire de l’Isle Adam (ville de + de 3.500 habitants) Axel Poniatowski ne pourra pas demeurer conseiller régional. Par défaut son mandat le plus récent lui sera retiré.
La troisième conséquence est donc qu’en demandant aux Val d’Oisiens de voter pour une liste dont la tête de liste ne pourra pas être élue conseiller régional, l’UMP affiche encore et toujours une conception bien particulière de la démocratie.
Il existe toutefois une porte de sortie, je la mentionne pour ne pas être pris en défaut: Si d’aventure Nicolas Sarkozy nommait Axel Poniatowski ministre ou secrétaire d’état, position incompatible avec le statut de député, celui-ci pourrait être ministre, conseiller régional et maire, abandonnant la 2ème circonscription à sa suppléante.
Personne ne doute évidemment de l’implication de ce grand homme dans ses mandats. Les journées de Monsieur P. comptant probablement 72 heures contrairement au commun des mortels, les val d’oisiens ne sont pas du tout inquiets.
Et l’on s’étonnera encore que les français perdent confiance dans leurs élus… Ali Soumaré lui n’est pas encore élu, il consacrera tout son temps à l’objectif fixé par JP Huchon, maintenir l’IDF dans le peloton de tête des régions européennes. Différence de style, différence de conception de la démocratie.